ERRANCE EN SYLLOGOMANIE

Objets du désir……………

Création 2021


Production : Théâtre Dromesko
Coproduction : Théâtre de l'Archipel, Scène nationale de Perpignan
Cie subventionnée par :
DRAC Bretagne Ministère de la Culture et de la Communication
Rennes Métropole
Conseil Régional de Bretagne
Conseil Départemental d’Ille et Vilaine 


Crédit photo : Fanny Gonin

Conception
 : Lily et Igor

Distribution 
Igor (jeu et musique)
Lily (jeu et chant)
Violeta Todo Gonzalèz (jeu et danse)
Jeanne Vallauri (jeu et danse)
Florent Hamon (jeu et danse)
Revaz Matchabeli (musique)
Florent Hamon (jeu et danse)
Revaz Matchabeli (musique)

Création son : Philippe Tivillier
Création lumière : Fanny Gonin
Costumes : Cissou Winling
Construction : Philippe Cottais, Olivier Gauducheau, Igor
Décors : Lily

Durée du spectacle estimée : 3 x 40 minutes
Jauge public : 3 x 50 personnes
Public : A partir de 12 ans


L’errance intrigue, fascine par la possibilité de rêver, de vagabonder, de franchir, d’arrêter le temps. Ne fabrique t’elle pas ainsi des échappées?
En cette période particulière où l’Europe « accueille » des figures d’étrangers et d’étrangeté, comment ne pas ouvrir cet objet par le prisme de la légitimité de l’errant qu’il soit d’ici ou d’ailleurs.
Les longues routes que les hommes avec les objets ont dû arpenter pour se construire, se perdre et se retrouver parfois, même de façon éphémère.
Avec ou derrière eux, tous ces objets restants, sont parfois le prolongement du corps d’un défunt. Si on les jette, on porte atteinte à sa mémoire en préjugeant de l’absence de sens et de valeur qu’il leur conférait. En les revendant, on espère offrir une seconde vie à des souvenirs dont on souhaite se débarrasser mais qu’on ne se résout pas à mettre à la poubelle. Petites choses inertes, sans pensée, sans volonté et sans droits par opposition à l’être humain qui lui, croit avoir une pensée, une volonté et des droits.
Et si tous ces objets délaissés se réunissaient dans un capharnaüm de bizarreries?… …. certains dans leur plus simple apparat et d’autres transfigurés. Je ne suis que le guide qui les aide à se rassembler à l’aide de mes mains. Leurs souvenirs d’une utilité et d’un temps plus ou moins passé se frottent à l’intérieur des compositions. Ils ont tous eu au moins une vie avant de s’installer dans ces assemblages. Ils représentent des fragments de vie, de mémoire, des morceaux de squelette de leur propre existence.
Et si l’Homme assemblait ses souvenirs à ceux des objets en les magnifiant dans un monde onirique où ils ne seraient plus qu’un?
Souvenirs emprunts de rêves qui se réveillent, qui affluent, qui reviennent, qui défilent, qui demeurent, qui persistent, qui se perdent, qui retracent, qui amusent, qui attendrissent ou agacent, empoisonnent, hantent, rongent…..
L’objet devenu déchet est-il perçu comme une conséquence négative de la société de consommation ou est-il pris comme une richesse à glaner? En ce qui me concerne, il occupe mes doigts quand mon esprit est ailleurs.
Quand on a vraiment faim, on dort en chien de fusil. On se referme sur son estomac, comme si on le comprimait pour oublier ce vide. D’où la naissance de cette errance emprunte de souvenirs passés et surtout de ceux que l’on aime à se fabriquer afin de mieux les partager.

Lily

 

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